| Cerdotola au Congo |
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Cerdotola au Congo Capitale: Brazzaville Population: 2,6 millions (1997) Langue officielle: français Groupe majoritaire: munukutuba (50, 3%) Groupes minoritaires: kikongo (36,5 %), lingala (13 %), mboshi (8,5 %), langues tékés (8 %), etc., et plus d’une quarantaine d’autres langues Langue coloniale: français Système politique: république Articles constitutionnels (langue): article 6 de la Constitution de 2002 Lois linguistiques: Loi scolaire ou loi no 20/80 du 11 septembre portant réorganisation du système éducatif en République populaire du Congo La politique linguistiqueRien ne résumerait plus la situation sociolinguistique au Congo que d’affirmer: «Le Congo, c’est la France.» Et tout serait dit. L’article 3 de la Constitution de 1992 déclarait:
Mais la Constitution adoptée après le référendum du 20 janvier 2002 modifie le nom du minukutuba devenu le kituba (c'est la même langue): L'article 8 introduit une disposition concernant la non-discrimination en matière de langue:
En réalité, ces dispositions signifient, d’une part, que toute la vie parlementaire (débats, rédaction et promulgation des lois), toute la procédure judiciaire, toute l’administration gouvernementale, l’éducation (de la maternelle à l’université), les affaires des grandes entreprises, etc., se déroulent entièrement en français; d’autre part, que toute la vie non officielle (communications interpersonnelles, loisirs, famille, religion, etc.) est véhiculée par le munukutuba et le kikongo. Par ailleurs, l'article 4 de la loi no 20/80 du 11 septembre portant réorganisation du système éducatif déclare ce qui suit:
Dans les faits, le lingala et le munukutuba (ou kituba) ne constituent pas des langues d'enseignement, mais des matières pour un certain nombre d'écoles. Le français est resté l'unique langue d'enseignement dans tout le cursus scolaire et universitaire. Dans les communications orales informelles, le munukutuba (ou kituba) et le kikongo prennent la place qui leur est due, le français étant relégué aux oubliettes. Lorsque la situation devient «sérieuse», le français reprend tous ses droits. |
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